Feedbooks.com, une plateforme de e-lecture

11 décembre 2008

Le site feedbooks.com, se décrit comme une plateforme de lecture pour tous les supports de livres électroniques (e-book, e-reader, kindle mais aussi en format PDF), sur laquelle on peut très facilement télécharger des milliers de livres. Mais feedbooks propose également de publier ses propres écrits en quelques minutes. Chacun peut alors s’auto-éditer et mettre en ligne son manuscrit.

Le site met en avant l’outil pratique du site pour les jeunes auteurs, les nouveaux talents de la littérature…

Les auteurs sont de différentes époques et de différents pays, Feedbooks voulant ainsi offrir un large choix.  L’utilisateur peut faire sa recherche par genre de livre (aventure, policier…), par auteur, par titre, ou plus marketing par les livres recommandés, les “top” du site ou les livres les plus récents.

feedbooks

A en croire les créateurs du site il s’agit là d’une véritable bibliothèque disponible sur Internet, en fait l’outil de base pour tous les supports numériques. Comme sur les sites de vente en ligne, typa Fnac, on retrouve les “livres préférés” des visiteurs, le nombre de téléchargements déjà opérés, “notre sélection”… Autant d’accroches qui font de ce site un outil certainement pratique pour les utilisateurs de livre numérique mais qui donnent aussi le ton!

Pour le coup la dématérialisation du livre est parfaitement illustrée sur ce site. On peut dire adieu à toutes les marques d’une quelconque édition ! A auncun moment il n’est cité. Quelle ingratitude !

Non, plus sérieusement il est inquiétant de ne voir apparaître, sous aucune forme, le nom de l’éditeur. Le livre est détaché de son éditeur alors qu’il est souvent une marque de notoriété et de visibilité. Faut-il voir alors une démocratisation encore plus poussée qu’elle ne l’est déjà de la “littérature” ? Tous les livres sont logés à la même enseigne ? Que diable ! Sans vouloir alors faire de la paranoïa à trois sous, mieux vaut se poser la question dès maintenant! Mais que font les édieurs ?

Note d’intention du Kindle surprise

11 décembre 2008

 

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Bilan des débuts de Kindle surprise:

Nous pensions pouvoir aborder ce sujet de façon détendue d’où le titre de notre blog. Cependant il s’est avéré que certains problèmes que ce sujet pose, sont trop complexes. Nous avons donc alterné entre des posts très construits et d’autres plus spontanés, ceci dans chacune des deux catégories à savoir Edition numérique et Livre numérique. Ces deux catégories permettent de relier entre eux plusieurs posts afin de suivre un fil conducteur. La configuration par défaut est néanmoins plus adaptée aux visiteurs réguliers qui correspondent selon nous davantage au public des blogs.

Nous avons essayé de mettre en place un réseau de liens afin de contextualiser notre blog sur la blogosphère. Afin de mieux guider le visiteur, ceux-ci sont répartis en 5 grandes catégories qui mènent vers les blogs qui englobent l’ensemble de la chaîne numérique du livre.

Le nuage de tag quant à lui permet d’identifier d’un coup d’œil les principaux sujets du blog ainsi les nouvelles orientations qu’il peut prendre. Nous avons essayé d’éviter de trop les démultiplier afin que chacun garde son sens.

Nous avons par ailleurs abonné Kindle Surprise au flux RSS de La Feuille qui est selon nous le site de référence sur ce sujet, qui guidera encore davantage l’Internaute et l’incite à approfondir certains des articles.

Parmi les autres widgets nous avons également inclus une barre de recherche ainsi qu’un calendrier. Si ceux-ci n’ont pas une importance capitale aujourd’hui, puisque le blog en est encore à ses balbutiements, nous les estimons nécessaires à une meilleure navigation à terme.

Travailler sur ce type de support nous a permis d’avoir une vision plus globale du sujet. Effectivement, au contraire de textes papiers, l’Internet favorise la découverte de plusieurs sites donc de plusieurs voix, systèmes de pensées et de plusieurs façons de les présenter. De plus nous avons particulièrement apprécié cet outil qui change noter façon de travailler et d’appréhender un sujet. Enfin il s’agissait là d’une bonne occasion pour expérimenter, voire dompter le blog comme support de recherche.

 Ce qu’on voulait faire sur Kindle surprise:

Un blog retraçant une idée sur les impacts des innovations numériques sur la chaîne du livre. Nous aurions voulu étudier  plus profondément le texte de Sara Lloyd qui soulève de nombreuses interrogations. Malheureusement il nous a semblé que le blog n’était pas tout à fait adapté à de longs textes débattant d’un point en particulier. Nous aurions aimé faire davantage d’expérimentations comme des tests sur le site monroman.com, dont un de nos derniers articles traite. Nous avons envisagé à un moment de faire un sondage pour connaître le nombre de personnes qui aimerait acquérir une tablette de lecture type Kindle, mais cela s’est avéré trop compliqué par manque de temps.

Nous voulions faire un blog agréable avec des nombreuses images pour ne pas assommer le visiteur avec des pavés de textes. Nous le pensions également comme un espace de réflexion qui interroge plus qu’il ne se prononce véritablement. Et nous croyons y être parvenu. Il aurait été cependant préférable que la Toile que nous nous étions constituée avec les liens investisse davantage cet espace. A ce propos, nous avons de notre côté tenter de poster des commentaires sur la plupart des blogs des autres groupes de travail.

Si nous avons atteint la majorité des objectifs qui nous nous étions fixés, l’outil blog pose néanmoins des contraintes que nous avons découvertes, de même nous ne sommes pas parvenus à développer le réflexe post nécessaire au dynamisme d’un blog.

 Ce qu’on aimerait faire sur ce blog:

Poursuivre l’expérience du blog comme outil de réflexion spontanée. Nous aimerions continuer à tenter d’atteindre les objectifs que nous nous étions fixés notamment la création d’un espace de réflexion commun avec la blogosphère et les autres étudiants.

Le blog se prête bien au sujet du livre numérique puisqu’il s’insère lui-même dans ce cadre : publications et dématérialisation ; nous envisageons donc sérieusement de continuer l’aventure Kindle Surprise. Evidemment cela suppose que nous participions de façon plus active au blog, ce que nous allons faire.

L’équipe de Kindle surprise !

 

 

 

 

monroman.com, livre personnalisé

9 décembre 2008

L’idée du site:

Les Editions Comédia ont mis en place ce site Internet afin de proposer aux internautes de réaliser eux-même le livre dont ils sont “vraiment” le héros. La cible est plurielle, jeunesse, adulte, le monde de l’entreprise. Il s’agit en gros, de donner une image dynamique et originale de l’entreprise.

Moins spécifique, les autres romans pour “tout le monde”. Grâce à un logiciel l’internaute peut choisir le genre, l’intrigue, les personnages, le lieu de l’histoire. Mis en avant comme l’outil nécessaire pour les cadeaux personnalisés, le site vante les mérites d’une “ couverture unique pour votre entreprise, une dédicace possible sur le rabat, la photo du « héros », un marque-page, une insertion publicitaire, un bandeau…”.

Et voilà ce que ça donne:

Avant:

Ce matin-là, le docteur Grace Bonim arrive tôt à son cabinet situé adresse exacte à Dijon.

Après:

La Peugeot 206 noire se gara non loin du 14 de la rue du Chapeau Rouge. Il était sept heures quarante-cinq. Les rues de Dijon étaient encore silencieuses et les volets des magasins tirés. De rares passants marchaient à grandes enjambées, d’autant qu’une pluie fine et pénétrante tombait sans discontinuer en ce matin d’avril. Le docteur Grace Bonim, dermatologue de son état, arrivait à son cabinet.

Alors que nous sommes dans un monde où le statut de l’auteur, légitimé depuis longtemps, reste fragile, monroman.com, pose la question de la notion d’auteur. Comment décrire alors les personnes qui écrivent une histoire à partir d’un logiciel qui la construit mathématiquement? Quelle est la “zone de légitimité” de l’auteur véritable? Le site explique clairement que le commanditaire rejoint la fonction d’auteur en agissant directement sur le scénario…

Le monde éditorial ne porte pas grand intérêt à ce type de “livres interactifs personnalisés” mais il est intéressant de montrer quels risques ce type de “créations” peut sous-entendre.

A aucun moment le site ne parle de droit d’auteur. Alors comment désigner l’utilisateur de monroman.com ? Auteur? Co-auteur? utilisateur? consommateur? Difficile à dire. Pour autant, le site met en avant l’aspect de consommation. Le livre est disponible sous une semaine, ce qui est un délai très court! Un outil de communication performant? Cela renvoie alors à la notion de “pro-sommateur” avancée par Sara Lloyd: le consommateur est appelé dit-elle à devenir producteur. Mais jusqu’à quel point? Est-ce là le devenir de la pro-sommation que de produire pour soi-même sans compétences nécessaires ?

Et l’éditeur dans tout ça? Comment le prendre en compte? On ne peut pas véritablement parler de travail éditorial car le livre n’est pas mis dans une perspective commerciale. La définition de ce genre d’édition n’est pas encore possible ou peut-être pouvons nous voir monroman.com comme un mix entre produit éditorial et livre cadeau, un pur objet marketing bien loin de ce que signifie le mot “Littérature”.


Googledozer

8 décembre 2008

ça y est.

La procédure de recours collectif entamée par l’Authors Guild, l’Association of American Publishers et “une poignée d’auteurs et d’éditeurs indépendants (dixit Google) a été abandonnée suite à l’accord conclu entre les deux parties.

On pouvait déjà se féliciter qu’un tel recours ait eut lieu dans un pays où aucune loi du prix unique du lvire ne règne : c’était dire l’inquiétude des éditeurs traditionnels face au rouleau compresseur qu’est Google Book Search…

Mais voilà, désormais l’affaire est classée : Google assure protéger les copyrights des livres auxquels ils donnent accès et a fait preuve de sa meilleure volonté pour ne pas “violenter” la précaire stabilité de l’édition traditionnelle.

En même temps cet accord donne un avantage non négligeable à Google sur Amazon dans la course à la vente de livres numériques et cela tend à inquiéter y compris les éditeurs les plus impliqués sur cette question : Sara Lloyd notamment (elle qu’on a connu bien moins inquiète)…

Alors, comme elle le dit elle-même, le temps de percevoir les réelles conséquences de cet évènement les éditeurs restent à se gratter la tête, circonspects…


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